-------------------------------------------------Partie o1 :
En écoutant : Kate Voegele - Hallelujah
_____Elle continuait de contempler la pierre blanche, caressant finement les lettres dorées formant le nom de W i l l i a m .D A V I S, tout ça lui paraissait si « surnaturel », et dire que certains viennent parler ici... à quelqu'un qui est déjà sans doute retourner à l'état de poussières... Absurde pensait-elle. Mais après tout, pourquoi ne pas faire comme tout le monde ? Elle aurait très bien pu lui parler de sa vie sans lui, de son quotidien, ses problèmes... comme tout le monde. Mais Charly ne faisait jamais les choses comme tous le monde, non, elle allait à contre sens. Alors, me direz-vous, pourquoi était-elle en ce moment même devant cette tombe ? Elle voulait juste voir ce que tout ça lui faisait.
_____Se remémorer toutes sortes de souvenirs, futiles ou importants, ici, à cet endroit bien précis. Tout ça avait de l'importance, comme si dans cet endroit, tout avait une autre importance, une autre dimension. Irréel ? Peut-être bien. Ou plutôt plus que réel ? Un peu des deux en fait. Parce que se retrouver devant cette personne qui comptait tant pour elle dans un endroit presque... féérique, et se rendre à l'évidence que son corps repose six pieds sous terre, - sans doute décomposé depuis le temps- dans une boite en bois sur lequel repose encore sûrement les cadavres de gerbes de fleurs. Bizarre n'est-ce pas ?
_____Charly aurait voulu lui parler, parler comme elle ne l'avait encore jamais fais depuis un an maintenant. Mais quelque chose l'en empêchait. Comme un n½ud dans la gorge l'empêchant de prononcer le moindre mot. Comme si les sons qui sortirait de sa bouche, se retournerait contre elle et, en plus de lacérer ce silence, la tailladerait elle-même, encore plus qu'elle ne l'était déjà, lui rappelant trop de mauvais souvenirs. Mais malgré tous les risques, car bien évidemment, Charly en était consciente, elle se risqua à briser le silence alentour.
_____Un simple mot, pour une grande chose. C'était tout ce qu'elle avait le courage de dire. Mais avant de parler, elle se releva de toute sa hauteur, en prenant bien soin de prendre son sac en bandoulière avec elle et se dirigea vers la gauche, caché derrière quelques buissons de fleurs, s'étendait un grand lac. Le soleil couchant se reflétait à la surface lisse et luisante de l'eau. Charly s'approcha du bord regardant la fille brune, au regard limpide lui faisant face. Son reflet. Elle avait l'air bien terne. Fragile, Faible, vulnérable, tout ce que vous voulez mais elle ne représentait pas Charly telle qu'elle était. La vrai Charly détourna le regard, ne supportant plus de voir cette fade représentation d'elle.
_____Elle ouvrit son sac et plongea sa main dedans. Après quelques secondes à fouiller avec précaution son sac, elle en sortit un sachet transparent contenant ces pastilles de couleurs pastels, orné d'inscription et de forme aguichante. Elle ouvrit le sachet, s'approcha encore un peu plus du bord de l'eau, vidant le contenue du sachet en plastique transparent dans la paume de sa main droite. Une fois le minuscule paquet vide, elle le fourra grossièrement dans l'ouverture béant de son sac. Elle s'emplit les poumons de cet air que dégageait cet endroit paisible. Merveilleux pour y reposer en paix. Elle ferma les yeux rassemblant tout son courage nécessaire pour faire cette action pourtant anodine. Du c o u r a g e.
_____Le grand brun traversa la pièce, une mine tendu. Il la chercha des yeux, parcourant la pièce en vitesse. Il la trouva enfin, dehors sur le balcon sans doute en train de fumé un joint. Il fit coulisser les plaques de verres qui les séparaient et vint s'adosser à son tour sur la barrière, au côté de Charly.
-Tu continue. Exta' Héro' et coke. N'est-ce pas ?
_____Elle se retourna lentement vers lui, son joint toujours dans sa main droite. Elle sembla chercher ses mots pendant une demi-seconde puis répondit :
-Pourquoi est-ce que tu me poses la question si tu connais déjà la réponse ?
-Ne me réponds pas par une question, lui dit-il agacé. Elle roula des yeux et lui lança avec exaspération :
-Oui ! Et alors ?!
-Et alors tu as dis que t'allais arrêter ! , lui répondit-il au tac au tac en haussant la voix.
_____Charly lâcha la barrière, fronça les sourcils, laissa tomber son joint dans le vide, se fichant de l'endroit où il atterrirait, et se retourna une deuxième fois vers son interlocuteur.
-Ouais j'ai dis que j'allais arrêter, mais merde ! Tu crois quoi ? Que j'allais arrêter du jour au lendemain ?!, lui débita-t-elle avec violence.
_____Lui poussait des soupirs d'énervement, levant de ci de là, les yeux au ciel, il n'avait encore jamais rencontré quelqu'un avec un si mauvais caractère. Elle s'engouffra à l'intérieur le laissant seul. Celui-ci la suivit, les mains dans les poches, l'air renfrogné, il ne voulait pas répliquer, il fallait juste attendre que la tempête se calme n'est-ce pas ? Charly attrapa violemment sa veste se saisit de son téléphone et marcha avec vitesse jusqu'à la porte d'entrée. Tout en posant sa main sur la poigné, elle lui dit –plus doucement cette fois.
-Je sais c'que j't'ai dis. Mais bordel, Will ! C'est dur...fit-elle baissant la tête.
_____Charly ouvrit ses yeux et vit son maigre reflet esquisser un sourire. Quel couple ne se dispute pas, hein ?! Elle observa l'objet de cette dispute qui se trouvait à l'instant même, dans sa main. Charly se demanda pourquoi Will l'aimait. C'est vrai, après tout, pourquoi aimer une fille à « problèmes » ? Parce qu'à cette époque, sa personne ne se résumait qu'à deux mots, Alcoolique & Drogué.
_____Elle se souvient lui avoir posé la question, ce soir là, elle était quelque peu éméchée, et s'était endormis comme une dépravée sur le canapé, comme une loque ! Heureusement que Seth avait – pour une fois – décidé d'aller dormir dans ce qu'on appelle plus couramment un lit, car sinon, elle se serait sûrement écroulée sur lui, trop amorphe pour aller jusqu'à sa chambre ou bien lui demander de se pousser un peu. Elle s'affala donc, sans retenue faisant tomber ses clés par la même occasion, dans un bruit métallique, qui alerta Will. Celui-ci se doutant de l'arrivé de Charly avait débarqué dans la pièce principale et avait porté le corps presque inanimé de la jeune fille jusqu'au lit. Lorsqu'il l'eut déposé sur le matelas, les paupières mis closes, elle lui avait posé ladite question :
« Will, pourquoi est-ce que tu aimes cette fille camée, toxico' avec un penchant très développé pour l'alcool, que je suis devenue ? »Lui avait-t-elle demandé, ironique jusqu'à la fin. Elle pu voir à travers la pénombre un faible sourire filtrer sur le visage de celui à qui était destiné sa question. Elle se souvient qu'il lui avait répondu :
_____Charly avança sa main vers elle, la ferma, serrant du plus forts possible les doses d'Extasies entre ses doigts et les envoya valser dans les airs jusqu'à qu'elles atterrissent dans l'eau, troublant son calme en formant plusieurs lignes circulaires à sa surface. Assistant à ce spectacle, se disant qu'elle avait réussi, elle étira ses lèvres en un grand sourire.
-------------------------------------------------Partie o2 :
En écoutant : Adele - Hometown Glory
_____Elle alla récupérer sa guitare au pied de la tombe sans y jeter un seul regard, traçant son chemin jusqu'au portail ferreux, elle posa sa main sur l'un des barreaux. Ses yeux étaient luisant, humide et embués d'une substance salée qui ne lui était pas inconnue. Elle baissa la tête, non, non ! Elle se l'était promis ! Ne plus jamais laisser ces minuscules diamants dévaler son visage. Fermant les yeux tout en ravalant ses larmes, elle poussa le portail et sortit de ce havre de paix. L'habitacle clos de la voiture l'accueillit avec chaleur, son intérieur comme à son habitude, impeccable, Charly appuya son front contre la vitre, la campagne New Yorkaise défilant à vive allure devant ses yeux.
_____Elle n'avait pas donné de destination à Carson, mais celui-ci roulait quand même ; sans jamais lui demander ce qu'il s'était passé ces dernières années. Car Charly avait bien changé. Mais beaucoup n'en connaissait pas la raison, elle n'aimait pas parler d'elle, et encore moins de ceux qui constituaient son univers...Beaucoup de questions trottaient dans la tête du chauffeur. Il était là, à son poste lorsqu'elle est née. Elle avait toujours été très gentille avec lui, lui prodiguant de précieux conseils sur le comportement des femmes lorsque Carson avait un problème avec son épouse. Ils s'entendaient très bien, l'un considérant l'autre comme sa propre fille et elle le considérant comme ce fameux père qu'elle n'avait jamais eu. Il l'avait vu grandir devenir femme, s'épanouir puis soudainement décrépir. Sans jamais en connaître la raison. Depuis se moment elle avait commencé à être distante avec tout le monde se repliant sur elle, calfeutrée dans sa chambre la plupart du temps. Tout avait changé. Tout le monde change.
_____Après quelques heures de routes tout en silence, Carson ramena Charly dans la demeure de son père. Celle-ci rentra toujours enfermée dans son mutisme, dans sa chambre et en ressortit presque aussitôt. Elle descendit les escaliers, passa d'un pas rapide devant Nélia sans même la regarder et sortit aussi vite qu'elle était rentrée. Une fois dehors, elle marcha, elle marcha longuement, redécouvrant chaque recoin de cette ville qui l'avait toujours fasciné. Les gens s'activaient autour d'elle, dans leur bulle, leur propre intentions, leur propre futur, leur propre passé, leur propre V i e. Chaque vie est unique, même si elles se ressemblent beaucoup pour certain, la routine. Mais il faut savoir chercher le petit détail, après tout chaque être humain lui-même est unique. S p é c i a l.
_____Peu à peu la clarté laissa place à l'obscurité, elle continuait son chemin, elle savait quoi faire, elle en avait besoin, trop de temps c'était écoulé entre tout ça. Elle ne voulait pas les perdre de vue. Pas eux. Le reste n'avait pas la moindre importance. Elle voulait juste les retrouver, prendre de leur nouvelle. Comme une Amie. Une vraie. Elle arriva à ce même angle de rue. Tourna à droite. Ici, rien n'avait changé. Mais sa présence manquait, elle le sentait. Elle marcha les mains dans les poches, regardant comme pour la première fois, ces immeubles. Elle arriva au pied de l'immeuble qu'elle était venue trouver, sortit une clé argenté de sa poche, espérant qu'ils n'aient pas changé la serrure au cours de l'année qui s'était écoulée. Elle engouffra la clé à l'intérieur de la fente, tourna lentement son poigné, accompagné de la clé, après moins d'une seconde, un cliquetis se fit entendre. Elle sortit la clé de la serrure et émit une légère pression sur la porte vitrée. L'intérieur comme à son habitude sentait le renfermé. Sur sa droite se trouvaient plusieurs boîtes aux lettres, elle s'avança plus près de celles-ci et pu constater que le nom de Will n'avait toujours pas était rayé de l'étiquette.
Bat. B, Appt. 17.
_____Elle souleva doucement le film plastique qui protégeait l'étiquette, sortit le morceau de papier de dessous. Elle le scruta avec attention, et finalement le déchira à un peu plus de la moitié. Juste Taylor Cole & Seth Anton. Will n'était plus là, alors pourquoi faire comme s'il l'était ? Elle remit le papier à sa place et garda l'autre dans sa poche. Elle continua sa route, bravant les escaliers en chaines. Charly arriva un peu plus tard devant cette même porte, rouge. Elle passa sa main dans ses cheveux, semblant réfléchir à son geste futur. Elle avança sa main, hésitante, puis finit par toquer trois infimes coups sur cette porte, une petite voix au fond d'elle espérant que la personne à l'intérieur ne l'entendrait pas. Des bruit de pas de rapprochèrent, et la poignée tourna sur elle-même. Charly sentit sa respiration devenir plus rapide, ses mains furent éprises de tremblement. Le Stress.
_____La porte s'ouvrit lentement laissant apercevoir le corps d'un jeune homme. Les cheveux à première vu en batailles. S e t h. Les yeux de celui-ci s'illuminèrent d'étonnement mélangés à de la malice -chose qui lui était propre- lorsqu'il la vit. Elle esquissa un léger sourire qui lui était destiné, puis dans une coordination parfaite, ils se rapprochèrent et s'étreignirent. Un an sans donner de nouvelles, ce n'était pas vraiment digne d'une véritable amie, non ? Qu'importe, elle avait décidé de renouer contact. Le principal n'est-ce pas ? « Tu m'as manquée » Lui murmura-t-elle lorsqu'il relâcha son étreinte. « À moi aussi » lui répondit-il, un grand sourire sur le visage. Il l'invita à entrer, se décalant de côté. Elle entra, dirigeant son regard dans tous les coins de la pièce. R i e n. Rien n'avait changé. Comme avant, à une exception près. Will.
_____Il l'invita à s'assoir sur un des sofas, rapportant deux canettes de Coca, sortant tout droit du frigo. Il était tellement content de la revoir, il n'avait pas vraiment pris la peine de l'appeler durant les dernier mois d'avant. Mais ce n'était pas faute d'avoir essayé. Plusieurs fois, il avait composé son numéro d'une main hésitante, appuyant sur la touche d'appel. Une tonalité, deux tonalités toujours rien, à la troisième il raccrochait. Peut être qu'il n'avait pas vraiment la force de la revoir, pas après ce qu'il venait de ce passer, il avait bien entendu, conscience que pour elle ce devait être encore plus dure. Elle avait été sur les lieux à ce moment précis après tout, non ? Quoi que... Il n'en avait pas la certitude, pourtant il voulait connaitre tous les moindres détails de ce jour, pour le moins Macabre. Mais il savait bien que le moment n'était pas venu, c'était trop tôt. Il aurait voulut l'aider, une sorte de thérapie à deux. Elle avait peut être besoin d'affronter ça toute seule ? Oh non, bien sûr que non ! Personne ne doit faire face à ça tout seul. Sur ce coup là, il avait foiré.
_____Au fil de la conversation, il apprit qu'elle avait fait la connaissance de plusieurs autres personnes en Angleterre, pays où son père l'avait en quelque sorte exilé. Elle de son côté fut surprise de voir à quel point il n'avait pas changé, il était resté le même, toujours aussi maladroit, spontané, fêtard et tout le reste. Il est bon quelques fois d'avoir un point d'attachement, un point d'origine qui n'aurait pas changé au fil des années. Elle lui demanda des nouvelles de Taylor, le troisième garçon logeant dans cet appartement, un ami aussi. Bien qu'il soit moins proche d'elle que Seth. Ce dernier dit à Charly que Taylor était de sortit avec une fille se prénommant Sarah... Dommage, pensa Charly, elle aurait bien aimé le revoir.
_____Seth voyait cette silhouette amaigrie, rire et parler. Elle avait l'air si fragile, frêle. Mais paradoxalement il éprouvait presque de l'admiration envers elle, elle était si forte. Tout ce qu'elle avait dû surmonter pour faire face à ce carnage intérieur. Elle était dévastée et il le voyait au travers de ses billes vertes.
_____Les heures passèrent, Charly et Seth se tenaient accoudés à la barrière du balcon, regardant la ville qui s'étendait sous leurs yeux. C'était beau, c'était lumineux, c'était fascinant, étrange, c'était New York. Là où tout est possible.
-Tu penses à lui ?, questionna Seth.
-Oui, lui répondit-elle, tout l'temps...Et toi ?
-Chaque jour. Tu sais, Will était comme mon frère.
_____Il risqua un regard rapide vers Charly, celle-ci avait fermé les yeux, semblant attendre que quelque chose d'inattendu se produise. Peut être priant pour que la conversation se termine ainsi. Ou qu'elle continu.
-Tu n'étais pas là, murmura-t-elle, ...j'avais besoin de toi, et tu n'étais pas là. Pourquoi ?! , s'exclama soudain Charly, élevant la voix.
_____Elle s'était retournée vers lui, un air accusateur mêlé d'incompréhension dans les yeux. Il ne savait que répondre, bien sûr qu'il n'avait pas été là ! Il s'en sentait coupable même. Charly était une de ces meilleurs amis sur qui on pouvait compter à toute heure, que ce soit au milieu de la nuit ou à une heure plus appropriée, et lui, qu'avait-il fait ? Rien. Mais maintenant il était là n'est-ce pas ? Il était là et n'allait pas commettre les mêmes erreurs qu'autrefois. Charly le fixait toujours de son regard perçant, attendant une quelconque réponse. Seth ouvrit à plusieurs reprises la bouche, mais aucuns sons n'en sortirent. Charly hocha la tête de gauche à droite. Décevant comme réponse. Elle passa devant lui et se retrouva dans ce salon qu'elle ne connaissait que trop bien, laissant Seth avec, pour seule compagnie, ses pensées.
_____Elle s'immisça dans le sombre couloir donnant sur les chambres, arriva à la hauteur d'une porte blanche. Celle la portait les signes indéniable de coups. Des creux de ci de là, la peinture écaillé par endroit laissait apparaitre une surface marron. On aurait dit que quelqu'un avait, par le passé, frappé plusieurs fois dessus, passant ses nerfs sur cette fine plaque de contre plaqué. Elle donna un léger coup sur la porte, de manière à ce qu'elle s'ouvre. Une fois ouverte, Charly pénétra à l'intérieur. La pièce était sombre, elle sentait le renfermé mais à la fois son odeur. La chambre de Will. Tout était bien en ordre, à sa place, à l'image de Will, il n'aimait pas les grande pile de vêtement séjournant maladivement sur la moquette, et avait abandonné depuis bien longtemps, l'idée d'apprendre le mot rangement à ses colocataires.
_____Charly s'avança précautionneusement dans l'endroit, détaillant chaque objet, sentant avidement les lieux, s'imprégnant du parfum environnant. Elle s'approcha du bureau situé dans le coin de la pièce, et découvrit un cadre photo caché derrière quelques classeurs. Elle prit le cadre en bois dans ses mains, l'emmena vers la fenêtre, espérant y voir un peu plus grâce à la clarté de la Lune. Un spasme lui parcourut le corps. Deux visages, souriant, presque insouciant. C'est beau l'a m o u r . Elle retourna vers le bureau et reposa la cadre à plat et de dos, de façon à ce que l'on ne voit pas la photo.
_____La jeune brune, regarda à sa gauche et tomba sur un instrument de musique. Il y avait en effet une guitare posé contre le bord du lit, Charly la prit et la détailla des yeux. Non, ce n'était pas la guitare de Will il n'en avait qu'une et lui avait laissé. Peut être était-elle à Seth ? Sans vraiment réfléchir à son geste, elle l'empoigna et alla s'installer sur le lit, adossée contre le mur froid. Elle laissa ses doigts flirter un moment avec les cordes, puis finalement se releva et sortit de la pièce, tenant toujours l'instrument à la main. Arrivée dans le couloir, elle lança à l'attention de Seth qui était toujours sur le balcon fumant une cigarette– sans doute aussi en train de brasser des idées noires dans sa tête - « Lorsque t'auras trouvé quelque chose à dire, fais-moi signe, j'serai sur le toit. »
_____Charly emprunta les escaliers et arriva bientôt sur un grand espace tout fait de béton. Elle s'approcha de la barrière et s'émerveilla des multitudes de lumières émanant de la ville. Elle leva les yeux au ciel, fixant de ses yeux luisants la grosse bille blanche qu'était la lune. Deux étoiles brillaient de milles feux à côté de cette dernières et Charly eut la curieuse impression que ces étoiles brillaient en quelques sortes pour elle. H a l l u c i n a t i o n ? Elle s'assit en tailleur au pied de la rambarde et commença une lente mélodie.
_____Charly s'arrêta, elle avait toujours aimé ces paroles, mais n'en avait jamais saisit parfaitement le sens. Bien sûr qu'en ce moment même elle le ressentait comme jamais, elle avait enfin la sensation de comprendre pleinement le texte. Peut être était-il à ses côtés, en tailleur, sur le même sol de béton, tel un vieux fantôme, un courant d'air du passé. La jeune fille entendit des bruits de pas se rapprochant, elle releva la tête et aperçu Seth, les mains dans les poches se dirigeant vers elle. Dans un léger bruissement il s'assit à son tour avec précaution.
-C'était dur pour moi aussi, commença Seth.
-C'est pas toi qui l'a vu mourir a c'que je sache, lui répondit Charly aussi froide que de la porcelaine.
-Je sais, je suis désolé...
-...pas autant que moi, coupa-telle.
-Écoutes Charly, faut que t'essayes de ne plus penser autant à lui... C'est pas bon pour toi...
-Je sais très bien que je devrais le mettre de côté, sans pour autant le jeter aux oubliettes, mais crois moi, c'est plus dur que c'que l'on pourrait croire !
_____Charly regardait à présent Seth dans le blanc des yeux, essayant de lui faire comprendre sa position délicate. Son interlocuteur se tourna vers elle dans un mouvement presque simultané au sien, tout en pinçant les lèvres, signe de très grande réflexion chez lui. Il savait qu'il ne devait pas se tromper de mots, les choisir avec minutie, au risque de la brusquer. Après quelques instants, il se retourna encore plus vers elle, de façon à ce qu'elle soit vis-à-vis de lui, et la mine plus décidé que jamais, il lui lança :
-Je sais, mais tu vis accrochée à ton passé ! A tes regrets ! T'es trop jeune pour en avoir ! Et puis de toute façon... Il est trop tard maintenant, non ?! Arrêtes de regarder sans cesse derrière toi, regarde plutôt devant ! Rien ne peut plus se passer derrière, tout est devant, on ne peut pas changer le passé mais l'avenir si ! Détaches-toi de ton passé, je sais qu'il est douloureux et c'est une raison de plus de le faire, ces souvenirs te rongent de l'intérieur et si tu continue comme ça, tu finiras par te perdre toi-même. Je ne sais pas exactement c'qu'il s'est passé ce soir là, ni ce que vous étiez allés faire dans cet endroit mais c'que je sais c'est que William est mort ! J'ai passé mes journées à penser à lui, à me demander comment aurait été ce présent que nous vivons là, maintenant, s'il était toujours là ! Mais pourquoi ? Je ne peux pas changer ce qu'il s'est déjà produit. Mais une chose est sûre, le remord ne me quittera jamais, si je n'vous avez pas encouragé à sortir ce soir là, rien ne serait jamais arrivé...
-... Non pas du tout. C'est moi ! Il m'a demandé ce que je voulais faire, où je voulais aller, et j'lui ai dit que j'aimerais les voir. C'n'est pas de ta faute !
-Tu sais, j'crois qu'on a tous une part de responsabilité là dedans, on est tous un peu coupable, mais là n'est pas le problème ! Le connaissant, il t'a sans doute demandé de faire certaines choses pour lui, et c'est très bien, je sais que tu les feras, parce qu'on peut compter sur toi, mais j't'en pris ! Passes à autre chose ! Je ne veux pas te perdre Toi ! J'ai déjà perdu Will, c'est déjà bien assez !
-Ouais...En gros j'ai deux solutions.
-Exact. Et tu sais lesquels ?
La suite a mit du temps, mais quand même moins que d'habitude =P
En plus c'un exploit que j'arrive à poster puisque mon net n'a pas cessé de bugguer aujourd'hui --'
J'espère que vous avait aimé ( en passant, "j'espère" est le mot que j'emplois le plus souvent sur ce blog, piouf, l'espoir fait vivre ! *CHBAAFF* U_U' )
Enfin bon, vous avez compris c'qu'elle avait promis ? x)
Oh, et puis, Nouvelle importante : Lorsque ce chapitre sera finit, c'est-à-dire avec la seconde partie, ce sera la Fin du premier Tome de ma fiction ! Bon, ça veut pas dire que ma fiction s'arrête donc, pas de panique mais voilà, j'voulais l'dire :].
Pour la suite du Chapitre, au moins 70 commentaires ? *.*
6 chacun ? Enfin, Chacune XD
Merci de m'être fidèle !
B'sous à vous <3
alors comment z'allez bien ? ^^
J'ai publié plus tôt que d'habitude z'avez vu ? xD
Pis la suite est très très longue... non ? é_è, et y a beaucoup de dialogue dans c'lui là ! :D
même trop... U_U
Donc oui, euhm la fin du Tome I héhé.
Pour la suite...200 commentaires ?
Enfin, t'façon je ne serai pas là pendant trois semaines donc, z'avez tout le temps de me les mettre --',
non , non pas pour des vacances ><' ce s'rait trop beau x), raison médical, rien de bien grave meuh bon >_<
Je serai là les samedi mais je sais pas si j'pourrai posté :s, mais j'essairai !
Gros bisous, j'vous n'aime fort :)
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