__________________Le Mal est entré. . Chapitre 09 . . Je brûlerai avec lui__________________. .

__________________Le Mal est entré. .    Chapitre 09  . . Je brûlerai avec lui__________________. .




~ Narrateur ~



_____Hurler, elle en avait besoin, hurler l'avait soulagé plus que n'importe quoi. Son hurlement se fut de plus en plus faible, puis finit par s'éteindre, étouffé par les larmes. Elle se souvint alors de cette chaine qui se tenait autour de son cou. Sa main parcourut sa poitrine pour s'arrêter vers sa clavicule, ses doigts cherchèrent à tâtons la fine chaine argentée, dont le pendentif étincelait dans la pénombre. Elle resserra le pendentif rectangulaire de ses doigts, comme si la présence de ce médaillon la rassurait. Elle n'avait jamais pu se résoudre à l'enlever, jamais. Le médaillon lui permettait de ne pas oublier, oublier ce pourquoi elle devait rester là. Ce pourquoi elle avait autant de haine, de colère, de peine, et aussi d'amour, sans oublier la pointe d'acidité qui rongeait son âme de l'intérieur. Elle soupira. Sa respiration saccadée se calma peu à peu, elle se releva fébrilement et se dirigea vers le tas de valises.

_____Elle fit valser quelques vêtements qui trainaient autour et ouvrit la petite valise d'un noir de jais, qui trônait à sa droite. Elle en tira une sacoche, mauve, relativement petite et fit glisser la fermeture. Elle plongea sa main à travers l'ouverture béante, et en sortit un sachet en plastique transparent, contenant plusieurs cachets de différentes couleurs pastelles –très aguichantes-. A leurs côtés, se trouvait un minuscule flacon transparent, contenant un liquide semblable à de l'eau, incolore. Elle fouilla encore un peu dans le sac et fini par en sortir une grande bande de caoutchouc brunâtre, assez élastique ainsi qu'un objet en plastique qui ne devait être autre qu'une seringue... Elle se mit à contempler avec insistance ce qu'elle tenait dans ses mains.


[ écoute : The Rasmus - In The Shadows ]

_____Elle montra d'un air hautain le petit bout de plastique, synonyme de « pass pour l'entrée V.I.P », au corpulent agent de sécurité placé devant les deux portes battantes. Il l'examina d'un ½il minutieux et la laissa entrer en bougonnant dans son absence de barbe. Elle pénétra donc dans le carré V.I.P, -qui était d'ailleurs beaucoup plus grand qu'un simple carré- La chaleur suffocante lui fit monter le sang aux joues, la fumé de cigarette lui piqua un peu les yeux, et la musique , beaucoup trop forte, couvrait la voix des autres occupants de cet espace. Elle repéra vite sa bande « d'amis » si on pouvait les appeler comme ça. Sur son passage, plusieurs personnes la bousculèrent, ne l'ayant pas vue, tellement concentrés dans leurs déhanchements sulfureux. Mais elle s'en fichait, elle allait bientôt se retrouver comme ailleurs. Elle se rapprocha de leur table. Plusieurs verres remplis –sans aucun doute- d'alcool, étaient amassés sur la table basse. Dans une grande soucoupe noire, siégeaient une bonne demi-douzaine de comprimés multicolores, aux tons les plus souvent pastel.

_____Elle connaissait tous ceux assis autour de cette table, ils se réunissaient ici presque tous les soirs. Comme une grande famille, ils étaient tous dans le même cas, un peu comme elle, vous savez, ces enfants
de « riches ». Le plus souvent, qui ont tout pour eux, une belle maison, des vêtements de marque la plupart du temps, et surtout de l'argent ! Ils aimaient attirer la convoitise. Pas Charly. Non elle n'était pas comme ça. Bien-sûr elle possédait exactement les mêmes choses qu'eux. Mais pas cette envie d'attirer tous les regards sur elle, comme pour se retrouver sous les feux des projecteurs. Pourtant elle était là, avec eux.

_____Eux, ce petit groupe de jeunes adolescents qui creusent, sans s'en rendre compte, leur propre tombe. A petit feu. Ils se détruisent eux-mêmes et prennent du plaisir à cela, en redemandent, et finissent par y renoncer, puis finalement, recommencent. Au début ils arrivaient encore à se contrôler. A limiter leur dose. Puis ils y prirent goût. Les doses se firent de moins en moins espacées. Les effets étaient de moins en moins visibles. Alors il a fallut attaquer quelque chose de plus fort ! Voire peut-être même, encore plus dangereux. Une douce dépendance. Un cercle vicieux avant tout, me direz-vous... Vous n'avez pas tord. Jouer avec sa propre vie ! C'est excitant n'est-ce pas ? Tout dépend du point de vue.

_____Elle leur fit tour à tour la bise et s'assit entre un grand blond, qui avait les cheveux en batailles, et une fille, plutôt petite et maigrichonne. Faisant face à un brun, les yeux ténébreux, une allure désinvolte qui lui plaisait bien. Elle le connaissait lui aussi, il était, différent. Pas comme les autres. Il paraissait moins vulnérable. Comme hors d'atteinte. Il n'avait pas besoins de ça pour se sentir mieux, pour se sentir planer, se sentir s'envoler. Pour se sentir... bien. Mais il restait quand même avec eux, il faisait partie de la « bande ». Il s'y plaisait. Même si bien-sûr, les voir se détruire comme ça le révoltait. Enfin disons plutôt que c'était surtout Elle qui le révoltait ! Elle, cette sublime créature aux yeux bleu-vert. C'est pour elle qu'il reste avec eux. Pour pouvoir l'admirer telle une pierre précieuse, tous les soirs. Pour pouvoir entendre sa voix suave, mélodieuse. Pour percer ses secrets. Il se l'était promis. Il s'était promis de passer un jour au travers de ce voile. De connaître son histoire, car oui, il ne la connaissait que trop mal. Malgré cela, il l'avait déjà quelque peu cerné. Mais il voulait tout savoir d'elle, son passé, ce qui l'avait poussé à faire ça. Sa vie.

-C'est quoi le thème de la soirée aujourd'hui ? demanda une voix féminine qu'il lui était étrangement familière.
-Euh... Je crois que ... euh, c'est une soirée à thème libre...c-ce-ce ce soir, lui balbutia une petite voix aiguë qui n'était autre que celle de Maryssa, la fille maigrichonne, assise à la gauche de Charly.

_____Celle-ci lui gratifia d'un sourire. Le grand blond, de son nom, Mickael, tendit une pastille jaune pastel ainsi qu'un verre de ce qui ressemblait fortement à du whisky, à Maryssa.

-Tiens prends ça ! Et pour l'amour de dieu, détends-toi ! Ma parole, on dirait que tu as avalé un piqué, qu'est-ce que t'as ce soir ?!, s'exclama-t-il avec une pointe d'agacement dans la voix.

_____Ne prenant pas en compte sa remarque désobligeante, elle avala ce qu'il lui avait donné en vidant le verre de whisky. Comme-ci rien de s'était passé, les autres continuèrent à discuter de ce qu'ils pourraient faire –hormis avaler ces pastilles- de la soirée. Une des grandes blondes peroxydée lança « une blague affreusement tordante » disait John, un garçon portant des lunettes, qui, soit dit en passant, lui donnaient un air de premier de la classe, faussement crédible. Les autres éclatèrent de rire à l'entente de sa « vanne ». Charly et le ténébreux se joignirent à eux. La plantureuse brune éclata d'un rire amer.

_____ EElle trouvait cette fille tellement pathétique. Rien de plus qu'une pimbêche essayant de se faire remarquer. Trouvant « cool » de faire comme les autres, de les imiter. Pour être dans le « mouv' ». Charly n'était pas là pour eux, comparé à elle. Charly était ici, tous les soirs dans cet endroit pour s'offrir quelques heures d'oublie, quelques heures d'euphorie pour retourner ensuite dans se monde d'adulte aigris et obnubilés par le pouvoir et l'argent. Si différente de cette vulgaire blonde. Natasha essayait simplement de faire tourner les regards sur elle, de les détourner de Charly. Car oui, il faut le dire, bien qu'elle n'ait jamais eu envie d'avoir des dizaines de regards braqués sur elle, elle en avait en permanence. Il est vrai que mère nature avait grandement choyé Charly... Elle le savait. Elle en profitait même dans certaines situations. Les cachets d'ecstasy circulaient maintenant, librement autour de la table, sans jamais s'arrêter devant le grand brun.

_____Il observait toujours avec autant d'attention les moindre faits et gestes de Charly. Voilà près de vingt minutes qu'elle avait avalé la pastille rose cette fois. Plus que quelque minutes et elle se sentira planer, voler. Ses pupilles commencèrent légèrement à se dilater. Ce qui l'entourait semblait à présent un peu flou sur les bords. Maintenant, elle se mettait à rire bêtement pour la moindre plaisanterie, bonne comme mauvaise. Elle sentait toujours le regard de braise qu'il posait sur elle. Mais pour l'instant elle s'en fichait pas mal. Bien-sûr son charme ne la laissait pas indifférente, mais ce n'est pas dans un moment de pure hilarité –quasi- générale qu'elle allait se mettre à le fixer comme une démente !

_____Plusieurs heures s'étaient déjà écoulées depuis son arrivée. Elle se sentait doucement redescendre. Mais assez lentement quand même. L'alcool coulait toujours à flots. Elle se sentait bien là, en train de glousser comme une pintade à cause d'une blague faussement pathétique, une cigarette à la main droite, un verre de vodka à l'autre. Soudain un jet de lumière vive s'arrêta sur elle. Elle avait été choisit par l'animateur du carré V.I.P pour chanter une chanson sur un air de karaoké, pour animer la soirée. Plusieurs personnes avaient, avant elle, déjà défilé sur le podium. Le jet de lumière s'éteignit. Et les applaudissements s'arrêtèrent. La salle fut à nouveau plongée dans la musique que le D.J s'était empressé de mettre dès lors que l'animateur avait eu finit. Les autres se mirent à rire de l'exaspération de Charly qui avait été désignée pour la cinquième fois en quatre jours. Charly termina le fond de son verre et roula des yeux.

- Non... Mais ... M-mais il... il est amoureux de toi ou quoi ?!!, dit John entre deux rires.
-Nan pire ! Il pense qu'il a un ticket avec toi !! répliqua Michael en se tortillant sur son siège sous la force de son fou rire ; emportant tout les autres dans un fou rire général.

_____Charly se mêla aux rires, de bon c½ur, étant sous l'effet de ces petits cachets, appelés Ecstasy. Bien-sûr, de son état normal elle n'aurait jamais réagis comme ça, mais se serait plutôt contenter de jeter un regard noir à son interlocuteur - qui n'était d'ailleurs aucunement doué pour les blagues, mais encore une fois, tout dépend du point de vue que l'on y met-. Se calmant la première, elle lui répondit :

-Et bah il pense mal hein ! J'vous assure que s'il essaye – rien qu'une seule fois- de me ploté ou quoi que ce soit du genre, il se reçoit mon poing dans sa face de crapaud cramoisi avec des yeux globuleux !

_____Cette réplique eut pour but d'achever les autres ; « cramoisi avec des... yeux ... glo-glo-globuleux ! » répétait Maryssa en se tenant les côtes. Ils rirent tellement fort d'ailleurs que leurs voisins de table c'étaient tous retourné pour voir ce qu'il se passait d'aussi hilarant. Charly se leva, toujours sous le regard insistant de celui qui lui avait fait face toute la soirée.

_____Elle prit la direction des toilettes. Elle se remaquilla légèrement et sortit de son sac, un minuscule flacon accompagné d'une seringue. Ainsi qu'une longue bande brunâtre. Elle mit la bonne quantité de ce liquide dans la seringue, rangea le flacon de verre dans son sac. Saisi la bande, remonta sa manche gauche, et se fit un garrot. Des veines apparurent alors distinctement au pli de son coude. Elles étaient si nettes que l'on pouvait presque tracer leur chemin du coude au poignet. Elle attrapa la seringue posée sur le rebord du lavabo, l'approcha doucement de sa peau. Ses mains ne tremblaient pas, elle avait répété ce geste beaucoup de fois déjà, auparavant. Elle appuya un peu plus, senti le pincement du métal qui pénétrait sa peau en allant se loger dans sa veine. Son pouce exerça une légère pression sur le piston.

_____Elle senti le liquide se déverser en elle, un peu froid. Encore cette sensation d'excitation intense. Le c½ur qui s'accélère comme dans une folle course. Sa bouche qui devient sèche... Elle aime ça. Combiner, Alcool, Ecstasy et Héroïne n'a jamais fait bon ménage. Elle joue avec le feu ! Elle touche une plante vénéneuse. Elle la touche au risque de se piquer. Elle détacha l'aiguille de la seringue, et la jeta bien au fond de la poubelle. Quant à la seringue, elle la fourra dans un sachet au fond de son sac. Enleva le garrot et lui fit subir le même sort que la seringue. Dans moins de dix minutes elle n'aura plus cette impression de descendre. L'héroïne a pour but d'apaiser sa chute, de la rendre doucereuse. Heureuse en étant malheureuse, est-ce possible ? Elle sortit des toilettes et se retrouva nez à nez avec le grand brun, à qui elle n'avait que rarement adressé la parole. Il planta ses yeux perçant dans les siens.

- Qu'est-ce qu'il y a ?, se hasarda-t-elle, soutenant son regard.
- Pourquoi tu fais ça ?
- Faire quoi ?,
lui répondit Charly, sur un ton d'incompréhension.
- Faire comme eux, pourquoi tu te drogue ? Tu t'abaisse à leur niveau. T'as pas besoins de ça...
-...Ce n'est pas toi qui décide de ce que je dois faire ! Et encore moins ce dont j'aurais besoins ! Occupe-toi de tes affaires, le monde s'en portera mieux !
lui répondis-t-elle sèchement.

______Elle le bouscula et se dirigea vers l'animateur. Apprivoiser cette fleur sauvage n'allait pas être une tâche facile. Mais il aimait relever les défis. La façon dont elle lui résistait de faisait que renforcer son attirance. Il savait qu'elle n'était en rien indifférente à son charme. Ils étaient tels deux aimants, se cherchant. Essayant de s'approcher, sans vraiment y arriver pour le moment. Il retourna à sa place. Le meilleur moment de la soirée allait arriver. Il entendra bientôt les premières notes de sa voix. Comme tous les autres soirs, il captera son regard, et s'y plongera. Sa drogue à lui. De son côté Charly arriva à la hauteur du présentateur. Il lui demanda qu'elle chanson de karaoké, elle allait chanter.

- Aucune. Vous n'auriez pas une guitare sèche ?
- Euh... Et bien ... euh oui, si si... bi-bi-bien sûr, je ... je vous apporte ça.
bégaya-t-il, prit au dépourvu par sa demande.

_____Il disparut dans l'obscurité. Puis revint, tout sourire, une guitare à la main. Il la tendit à Charly, qui la mit en bandoulière. Le présentateur bondit sur le devant de la scène et demanda un peu d'attention à la « charmante jeune fille » comme il le disait, qui s'apprêtait à venir sur scène. Les techniciens avaient déjà installé un tabouret ainsi que deux micros (un pour la guitare). Elle avança à pas feutrés, s'assit, posant la guitare sur ces cuisses. Elle salua la salle. Les premières notes résonnèrent. Les chuchotements se turent et les lumières laissèrent place à un seul grand faisceau qui éclairait Charly. Tout en faisant glissait ses doigts sur les cordes, elle chercha des yeux celui qu'elle avait bousculé. Elle le repéra. Lui aussi. Elle pu commencer à chanter...


( clique sur le texte ! )




_____ Elle se souvenait parfaitement bien de cette soirée... Là que tout à commencer. Elle remit les différents objets dans sa sacoche et la rangea sous une pile de vêtements. Elle pouvait encore sentir le goût amer des pastilles, sur sa langue... Ces marques restent ancrées. Elles ne partiront pas. Elle porta le médaillon à ses lèvres. Un contact froid. Très froid même... Elle se dirigea vers l'armoire. Il était temps de se changer. Elle attirerait l'attention à trop rester cloîtrer dans sa chambre.

_____Elle se couvrit d'un T-shirt orange, très coloré malgré son état plutôt morne. Il ne fallait pas changer brusquement de « codes », au risque de divulguer son état... Penser à cette façade, d'abord ! De toute façon, ce n'était que ce qu'on lui avait apprit, s'occuper d'abord de la bonne apparence de sa façade et ne pas laisser entrevoir, son « double jeu », cacher son naturelle, pour le remplacer par quelque chose de préfabriqué. Elle enfila ensuite un sarouel noir et orna ses pieds de Converses. Elle se rendit dans la salle d'eau, se coiffa un peu mieux et souligna ses yeux d'un trait de crayon vert, du même ton que ces yeux. Elle se mit également une touche de mascara.

_____Elle rouvrit les volets, le ciel était moins nuageux, moins noir. Mais le soleil n'était pas non plus au rendez-vous. C'était son jour d'anniversaire, et elle n'avait encore pas reçu de coup de fil de qui que se soit. Elle ressentit un petit pincement au c½ur, ce n'était pas la première fois qu'on l'oubliait... Alors une fois de plus, une fois de moins, cela ne changerait rien, le seul coup de téléphone qu'elle aimerait recevoir en cet instant était celui de ce beau garçon à l'allure désinvolte de cette soirée... Mais plus jamais elle ne verrait son nom ni même son numéro affiché à l'écran de son téléphone. Plus jamais !

_____ Elle prit une profonde respiration. Le ciel ne pleurait plus. Tout comme elle. Elle ne pouvait plus. Elle n'y arriverait pas. Elle avait comprit que cela ne servait a rien. Les larmes ne le feront pas revenir. Bien entendu, elle le savait déjà. Mais n'en avait prit conscience seulement en se rappelant cette soirée. Deux aimants qui s'attirent, se tournent autours, se cherchent, se trouvent... Puis se perdent, pour toujours. Elle avait comprit... Ces deux aimants c'étaient eux.


Elle et Lui, Lui et Elle...


___________

Voilàà le nouveau chapitre !
Il est long hein ;) c'est pour me rattraper des derniers qui sont relativement courts.
J'espère que vous avez aimez. Et que grâce à la grande partie en italique, vous avez cerné un peu plus qui était Charly, avant ! Brefouille, des questions ? =)
45 commentaires la suite.
6 commentaires chacun ? *_* s'vous plait !
Merci pour vos com's et un graand merci à celles qui prennent le temps de faire des commentaires constructifs !
vous me faites rêvez :D
Gros bisous

<33

Pix : D'l'Ecstasy.




-100-__-150-__-200-

# Posté le jeudi 17 avril 2008 10:14

Modifié le mardi 28 octobre 2008 18:03

__________________C'était juste une aventure, ça ne durerait pas. . Chapitre 10 . .C'était juste une aventure, ça ne durerait pas__________________. .

__________________C'était juste une aventure, ça ne durerait pas. .    Chapitre 10  . .C'était juste une aventure, ça ne durerait pas__________________. .



En écoutant : Indochine - J'ai demandé à la lune


~ Narrateur ~



_____Plusieurs jours avaient passé depuis leur arrivée à Londres. Charly avait finalement reçu quelques coups de fil concernant son anniversaire. Bien sûr, dire que cela ne lui avait en aucun cas fait plaisir serait tout bonnement mentir. Mais ces appels ne remplaçaient pas le sien. Non jamais ils ne pourraient le remplacer. Elle se trouvait maintenant dans ce qui ressemblait à une loge, discutant gaiement avec Chris sur ce qu'ils pourraient faire dans les quelque prochains jours qu'ils auraient de libre, dérivant sur les goûts musicaux de chacun, passant par leurs films préférés... Elle souriait, riait même, mais son regard restait terne. Éteint, presque vide.

_____Aaron et Jeff (un autre ami de Chris ) révisaient quant à eux, leur morceau du concert "portes ouvertes" qui se tiendrait d'ici une vingtaine de minutes. Aaron, son frère et deux autres de leurs amis, Josh et Jeff, avaient en effet été sélectionnés pour jouer une chanson au choix devant le public des étudiants et autre, étant donné que c'était un concert ouvert à tout public. Aaron effleurait distraitement ses cordes, observant intensément la plantureuse brune qui parlait à son frère, en face de lui. Il n'arrivait pas à se détacher d'elle. Elle n'était pas comme les autres. D'habitude, il ne couchait pas avec les filles faisant partie de son entourage. C'était une sorte de règle. Une règle qu'il avait transgressée...Comment réagir ? Comment, faire comme si rien ne s'était passé, alors que Charly l'attirait toujours ? Il n'avait encore jamais rencontré une fille qui lui ressemblait autant. Car oui, elle lui ressemblait, elle lui ressemblait trop, beaucoup trop. Comme lui, elle ne laissait jamais entrevoir ses sentiments. Comme lui, elle en ramenait un autre, dans sa chambre tous les soirs. Comme lui, elle retourne les c½urs en miettes à chacun de ses passages. Oui, il l'avait déjà vue à l'½uvre, tout ça s'était passé le soir dernier...

_____Il arpentait le couloir d'un pas nonchalant, en direction de sa chambre. Au bout du couloir, il bifurqua vers la gauche, mais revint très vite sur ses pas. Après quelques secondes d'hésitation, il tendit le cou sur ce spectacle qui lui fit un drôle d'effet, il avait cette impression d'avoir quelque chose dans l'estomac qui lui griffait les entrailles. Et pour cause, Charly se trouvait à côté de sa chambre, adossée au mur. Ses mains caressant la nuque d'un grand blond, celui-ci l'embrassant avec fougue, tout en faisant glisser ses mains dans le dos de la jeune fille ; puis sur ses hanches, se faufilant sur son ventre et remontant vers sa poitrine. Aaron resta là, à les observer jusqu'à ce que Charly entraine cet inconnu chez elle, faisant claquer la porte derrière elle. Il rentra dans sa chambre, s'allongea sur son lit, l'air un peu déboussolé. Pourquoi ? Lui-même n'en était pas sûr. Il avait cette furieuse sensation d'avoir été un « jouet », d'avoir été utilisé le temps d'une nuit. Mais n'avait-il pas fait pareil avec elle ? Si bien entendu. Mais c'était bien la première fois qu'il s'était retrouvé de l'autre côté. C'était lui qui avait été utilisé, pas Charly. Il n'avait encore jamais eu l'habitude d'occupé ce rôle.

_____Un technicien fit irruption dans leur loge, leur disant qu'ils allaient bientôt entrer en scène. Ils se levèrent et se dirigèrent vers la porte. Disparaissant les uns après les autres dans ce dédale de couloirs.

[...]


_____Charly s'affala un peu plus sur l'un des canapés, regardant le plafond... Elle sortit le médaillon de sous son t-shirt et se mit à le contempler d'un air absent. Les yeux fermés, caressant de ses longs doigts fins, ces quatre mots gravés dans l'argent. Quatre mots qui signifiaient tellement à ses yeux. Quatre mots qui, à chaque fois qu'elle les effleurait, lui procuraient une douce sensation de chaleur. Elle pouvait les sentir en elle, un peu comme s'ils n'étaient pas seulement gravés dans l'argent. Non, mais dans son c½ur lui-même... Comme si ce dernier avait été marqué au fer rouge. Ce médaillon était le seul des rares souvenirs matériels, qui lui appartenait, à Lui. Un peu comme un lien entre le Ciel et la Terre. C'est pourquoi, ce collier séjournait toujours autour de son cou, le petit médaillon rectangulaire au contact constant de sa peau, celle tout près de son c½ur...

_____Peu après, Peter apparut dans l'entrebâillement de la porte. Charly l'entendit arriver, remit soigneusement le pendentif sous son t-shirt, puis tourna la tête vers son oncle, qui arborait une moue soucieuse... Il lui fit un léger sourire et lui tendit son téléphone.

- C'est ton père... .

_____Charly parût déconcertée à l'entente de ce nom, il faut dire qu'il avait tellement sonné faux à ses oreilles. Elle finit par attraper le petit appareil dernier cris. Elle dit alors d'une voix plus que glaciale :

- Que me vaut l'honneur d'entendre la voix de mon cher et tendre paternel ?
- Épargne-moi tes sarcasmes, si tu veux bien Charly. Prépare tes affaires, tu reviens demain, le jet arrivera à l'aéroport vers vingt-deux heures...
- Et pourquoi est-ce que je devrais rentrer aussi subitement que ça ?
- Nous avons un rendez-vous chez le notaire.
- Un notaire ?
- Oui un notaire, pour l'ouverture du testament de ta mère... Elle ne voulait pas qu'on l'ouvre avant tes dix-neuf ans, va savoir pourquoi, j'ai toujours dis qu'elle avait une manie pour les chiffres se terminant par neuf...

[...]


_____Elle avait finalement posé sa tête sur la vitre froide de la voiture, se faisant bercer par le ronronnement régulier du moteur... La pluie martelait les vitres d'un son sourd, tendis que ses paupières se refermaient lentement sur ses yeux bleu-vert... Plonger dans le noir, plonger dans ses éternels souvenirs. Sa main, qui était jusqu'à présent sur sa cuisse, parvint à arriver au niveau de sa poitrine, et se resserra sur ce fameux médaillon, faisant par la même occasion, frissonner sa peau, et pour cause, sa main froide venait d'atterrir juste au dessus de la partie la plus chaude de son corps, son c½ur.

_____La voiture commença à ralentir doucement, elle ouvrit faiblement les yeux, sa main toujours sur le précieux pendentif. Après avoir chargé ses bagages sur un grand charriot bringuebalant, L'hôtesse d'accueil l'accompagna en personne jusqu'au jet, où elle retrouva quelques membres du personnel de son père. Elle prit place dans un somptueux fauteuil tournant, tout fait de cuir, à côté d'un hublot. Elle resta seule, à contempler les petits espaces noirs du sol qui devenaient, au fur et à mesure que l'appareil prenait de l'altitude, plus que de minuscules points, semblables à des fourmis.

_____Puis quelque temps plus tard, elle se surprit elle-même à écouter attentivement les instructions de son père à travers la voix monocorde de Thérésa, le bras droit de son père. Une vieille femme à la peau décharnée, qui vouait un culte à ce cher monsieur Evans. Charly quant à elle avait toujours ressentit un profond méprit pour ces deux être –sans compté Nélia- qu'elle côtoyait depuis son enfance. Pourquoi ? Peut-être à cause de leur obsession du pouvoir, et leurs petites mimiques, censées rendre leur jeu de personnes de la haute société encore plus attrayant, tellement superficiel qu'elle en exprimait un dégout fortement développé. Une fois que Thérésa eut finis, elle se retira d'un pas raide dans une autre cabine, un peu plus loin dans le jet.

_____ Charly envoya un dernier message à son oncle, pour lui dire qu'elle était bien arrivée à sa destination première et que Londres lui manquait déjà. Elle régla l'inclinaison de son dossier, ramena ses jambes contre sa poitrine et colla son front contre la paroi froide. L'idée de revoir son géniteur ne l'enchantait guère. Surtout pour quelque chose concernant sa mère. Elle ferma les yeux, anxieuse. La blessure qu'avait laissée sa disparition ne s'était jamais refermée. Son âme était ornée de deux grandes ouvertures, toute deux béantes, comme si, un fin poignard l'aurait malencontreusement lacéré de deux violents coups. Chacune correspondant à la disparition d'un être cher à ses yeux. D'abord celle de sa mère, puis la sienne, oui, lui, son double... elle frémit à cette pensée et ramena pour la énième fois sa main sur ce pendentif rectangulaire, encrant plus encore, ses quatre mots sur chaque parcelle de son c½ur.

_____Lui, sa moitié, son double, son âme s½ur, son étoile, son amour, son c½ur... sa raison de vivre, mais bien entendu,


Ce qu'on appelle une raison de vivre, est également une excellente raison de mourir.


______________



Coucou ^_^, alors, chapitre court ... je sais U.U°
Mais avec le retour d'Aaron & Chris !! :D .... retour bref, je sais aussi U_U"
'Fin brayf', déchainez vous , donnez moi vos avis pour la suite, vos hypothèses,
commentez moi c'te suite keuwaah !!
Personnellement , moi j'aime pas vraiment ce chapitre >_<'... sauf ptet la fin ^^'
Oh et, une petite question en passant ... d'après vous, c'est quoi les quatre mots, sur le médaillons ?
50 commentaires la suite ! 6 commentaires chacun, comme d'habitude keuwah ,
vous d'vez être habituer maint'nant ! =D
Gros bisous, j'vous aime fort <3<3<3

-100-__ -150- __-200-

Edit (05/05 ) : Naan ! J'suis pas mouru x) j'ai du retard , beaucoup de retard et j'men excuse U.U' mais la suite arrive , elle est en court de nécriture >.< gros bisous <3333

# Posté le vendredi 25 avril 2008 17:57

Modifié le jeudi 30 octobre 2008 08:43

_____________tell me what they said when they found out that I've lost you. . Chapitre 11 . .Dis moi ce qu'ils ont dis quand ils ont découvert que je t'avais perdu_____________. .

_____________tell me what they said when they found out that I've lost you. .    Chapitre 11  . .Dis moi ce qu'ils ont dis quand ils ont découvert que je t'avais perdu_____________. .


En écoutant : Cocoon - Tell Me


~ Narrateur ~


_____Les douces secousses de l'avion atterrissant sur la piste l'éveillèrent lentement. Une fois sortit dehors, une brise fraiche vint lui caresser le visage, faisant tout à la fois virevoltait ses cheveux noirs. Theresa et elle-même firent escortées par une hôtesse jusqu'à la luxueuse limousine noire, les attendant toute deux, le moteur ronronnant paresseusement. Le chauffeur de M. Evans, James, leur ouvrit poliment la portière. Leur offrant par la même occasion, un sourire d'une extrême blancheur. Charly monta avec amertume dans la spacieuse auto, se calant le plus loin possible de la créature décharnée qu'était, bien entendu, Theresa.


[...]


_____Elle pénétra un bureau circulaire, sobrement décoré avec quelques photos en noir et blanc aux murs... Son père n'avait apparemment pas prit la peine d'attendre sa fille, en effet, il était déjà confortablement assit dans un fauteuil de velours rouge, face au bureau en bois massif du notaire. Celui-ci adressa un bref hochement de tête en direction de Charly, lui montrant le siège vide situé à côté de celui de son père. Elle ferma soigneusement la porte derrière elle, laissant Theresa dans la salle d'attente. Elle ne daigna pas faire un signe quelconque à son père, mais s'assit docilement à l'endroit indiqué.

_____Le notaire, un homme d'un certain âge, l'air sévère et bourru brassa le tas de paperasse se dressant de part et d'autre de son bureau puis, finit par en sortir un genre de dossier au papier défraîchit. Il le posa devant lui, ses doigts commençaient à soulever le papier cartonné. Charly lança un bref regard vers le profil de son paternel, il avait la mâchoire serrée, le regard dur et la grosse veine se trouvant vers sa tempe se mettait à palpiter furieusement. La tension chez Charly montait aussi, mais elle arrivait à cacher son appréhension sous un visage parfaitement impassible, hermétique à tout sentiment. Le notaire, ouvrit le dossier, laissant découvrir plusieurs feuilles dont une ayant l'écriture fine et penchée, celle qui manquait tant à la jeune fille. Il leur expliqua d'abord quelque règle à respecter, les lois en vigueur concernant les testaments, et finit par prendre entre ses doigts boudinés la précieuse feuille et entreprit de lire d'une voix claironnante les quelques lignes... :


«... À ma fille, Charly, June, Evans, je soussigné Julia Evans, lègue la totalité de ma fortune, qu'elle utilisera comme je le lui ai appris, à bon escient (j'en suis certaine) ; ainsi que la villa en Écosse et L'appartement à Londres. [...]»

_____Charly ne se rendait encore pas très bien compte de l'ampleur des biens lui étant légués, elle fixait toujours des yeux la feuille entre les doigts du notaire. Son père regardait avidement, tour à tour, la lettre et le visage de l'homme. Brisant le silence, il demanda :

- Il n'y a rien d'autre ?
- Oh ! Hum si, votre femme...
- ... Ex ! Ex femme, rajouta inopinément Charly. M. Evans lui lança un regard noir, duquel elle répliqua par un haussement de sourcil ironique, avant de retourner son attention vers la lettre. Elle fit signe au notaire de continuer son discourt.
- Votre ex femme a laissé une note en bas de page, il s'éclaircit la voix avant de reprendre,

« À Dany, ou plutôt Daniel Evans je lègue mon antique boite à musique, je pense qu'il y trouvera quelque chose qui lui sera très utile. »


_____L'homme à l'embonpoint imposant se leva et fourra ses gros doigts boudinés dans sa poche et y retira une mince clé d'argent, il se rassit, puis se baissa vers un de ses tiroirs, Charly entendit le cliquetis de la clé dans la serrure puis le tintement de plusieurs objets métalliques se heurtant les uns les autres. L'homme se redressa un peu haletant dans son siège, une boite rectangulaire, ornée de dorures et de peintures enfantines, dans les mains. Il la tendit à Dany en soufflant un « voilà «, exténué par autant d'effort physique sans doute. Charly suivit la boite des yeux, passant des doigts larges du notaire à ceux de son géniteur. Celui-ci prit la boite, l'observant furtivement.

_____Une lueur avide dans les yeux, il ouvrit lentement la boite, tout en laissant échapper un bruit de frottement ferreux. Charly remarqua les traits du visage de son paternel se décomposer au fur et à mesure de l'ouverture, elle tendit légèrement le cou, pour voir l'objet de l'affaissement de ses traits. Elle vit un coin de ce qui ressemblait à du carton rouge flamboyant. « Maman, tu me surprendras toujours ! » pensa-t-elle avec humour. Ses lèvres se convulsèrent un peu puis, ne pouvant se retenir devant la mine quelque peu dépitée de son père, elle éclata d'un rire cristallin. Lorsqu'elle s'arrêta enfin, Dany lui lança un regard foudroyant et le notaire se contenta d'hausser un sourcil, perplexe devant cette scène inédite.

- Hum, désolée, j'n'ais pas pu m'en empêcher. Leur répondit Charly, d'un ton soudainement détaché.

_____Devant l'air maintenant presque menaçant de son géniteur, elle éclata d'un nouveau rire, mais cette fois ci, un rire froid, glacial, dépourvu d'une once même d'humour. Puis elle reprit d'une voix cynique, «Il n'empêche, je suis d'accord avec Maman, en plus elle t'a pris la meilleur marque en matière de préservatif, là au moins tu es sûr de ne pas pouvoir répété la même erreur qu'il y a exactement dix-neuf ans et un jour. »

[...]


_____La nuit commençait a tomber, et pourtant même avec le décalage horaire de six heures, elle ne se sentait pas fatiguée, ce qu'elle allait faire était bien trop important pour éprouver rien qu'un peu de fatigue. Elle s'approchait lentement, de sa démarche aérienne, flottant presque. Elle posa ses doigts frêles sur les barreaux du portail, et émit une légère pression. Le portail grinça tout en s'ouvrant doucement. Elle pénétra à l'intérieur et marcha le long de l'allée centrale, au bout de celle-ci, elle bifurqua sur la gauche et s'enfonça parmi les arbres de plus en plus présents ; elle connaissait parfaitement le chemin. Elle l'avait parcourut tant de fois auparavant. Plus que quelques mètres à parcourir et elle serait arrivée. Un des derniers rayons du soleil éclaira le marbre blanc et fit briller les lettres d'or qui y étaient soigneusement gravées. Charly sentit son c½ur accélérer à mesure qu'elle s'approchait, ainsi que l'agréable sensation que le médaillon se réchauffait ou même vibrait, se sentant lui-même attiré par cette grande plaque de marbre à l'allure impériale.

_____Quand elle arriva enfin à la hauteur de la tombe, elle s'assit en tailleur au pied de celle-ci, déposant son sac et sa guitare à côté d'elle. Cela faisait longtemps qu'elle n'était pas revenue ici, ho oui... longtemps. Elle ne voulait pas vraiment s'avouer la vérité, mais voilà, se retrouver devant cette tombe, blanche, pure et illuminée par un rayon de soleil couchant... lui faisait bien mal. Comme une décharge électrique, lui crachant la vérité en pleine face, sans retenue, de façon extrêmement crue. Elle s'approcha un peu plus et caressa de ses longs doigts fins les lettres dorées :


« William DAVIS
19.05.1987 – 16.09.2006 »


_____Un an, un an et un jour qu'il l'a quitté, pour ne plus jamais revenir. Cette nuit du seize septembre, la nuit de son dix-huitième anniversaire, il est mort dans ses bras...


_____________



Bonjour, bonsoir !
Alors, voilà la suite avec un énorme retard, je m'en excuse, vraiment, je suis désolée.
J'avoue, cette suite ne compense pas vraiment mon retard, elle n'est pas super, je trouve. Enfin, j'ai déjà fais mieux. Merci de m'avoir répondu pour l'histoire des quatre mots gravés sur le médaillon,
vous saurez bientôt si vous avez vu juste ou pas héhé !
J'espère que vous avez aimé en tout cas, laissez moi vos avis en... 6 commentaires, comme d'habitude quoi !
55 commentaires la suite
Merci aux fidèles, je vous aime
<3



# Posté le jeudi 08 mai 2008 16:24

Modifié le lundi 29 décembre 2008 09:34

__________________Hide my head I want to drown my sorrow. . Chapitre 12 . .Je me cache la tête pour étouffer mon chagrin...__________________. .

__________________Hide my head I want to drown my sorrow. .    Chapitre 12  . .Je me cache la tête pour étouffer mon chagrin...__________________. .
Rappel : en italique les souvenirs







-------------------------------------------------Partie o1 :




En écoutant : Gary Jules - Mad World





_____Trois mois avaient passé, il avait finit par l'apprivoisé sa fleur sauvage... tissant un lien aussi unique que magique entre eux. Un fil les reliant ensemble, juste eux. Un fil semblable à celle que font les araignées : invisible aux yeux des ignorants, si fine qu'elle ne se détecte seulement lorsque la rosée du matin s'y dépose. Si fine, mais tellement solide, d'une force inouïe. La science elle-même n'a jamais découvert la nature de ces liens, ceux qui se créent entre certaines personnes...Eternel et Insondable Mystère...

_____Comme il l'avait pensé, elle ne se piquait pas pour les même raisons que les autres. Se piquait pour planer, afin d'essayer retrouver « maman » quelques secondes dans les cieux... oh ! C'est beau de rêver ! Tellement qu'elle en avait finit par oublier les autres, le monde qui l'entourait avait disparu à ses yeux. Mais elle s'était surtout oublier elle-même, oublié qu'à chaque fois que ce liquide coulait dans ses veines, c'était son âme qui se consumait, oublié aussi qui elle était vraiment. Était-ce elle, la junkie, dépravée, se couvrant de font de teint, mascara et autre artifice pour cacher celle qui pleurait le soir dans le noir sans pouvoir trouver le sommeil ? Était-ce vraiment elle ? Non bien sûr... Elle avait trouvé en lui, quelque chose de sûr, de précieux à la fois, quelque chose de fort, sur lequel on peut compter à tout moment : L'Amitié. Elle s'était livrée, n'avait plus aucun secret sur sa vie pour lui, et vice-versa, lui aussi, il lui avait comté mille et unes histoires sur sa courte existence.


_____Leurs rires résonnaient dans le grand salon. Assit côte à côte sur le sofa, les deux adolescents feuilletaient un vieille album photos, celui de la famille Evans. Découvrant au fil des pages un peu plus sur la vie de Charly, Il se délectait de ces différentes photos tantôt représentant une petite fille d'à peu près six ans, les yeux bleu-verts, assise le dos droit comme un piqué, l'air extrêmement concentrée sur les touches brillantes d'un piano à queue – si haut d'ailleurs que les pauvres jambes de la petite fille semblaient ballottées d'avant en arrière sans jamais toucher terre -, tantôt montrant la même petite fille, mais cette fois ci, un grand pinceau dégoulinant de peintures multicolore, fermement tenu dans son petit point. Un énorme sourire sur son visage d'ange, laissant découvrir les minuscules dents pointant le bout de leur nez. De grandes trainées jaunes, rouges, vertes puis bientôt bleues, ornaient ses joues. Et ses yeux, petites perles émeraudes où des milliers de feux d'artifices paraissaient éclatés. Donnant alors naissance à multitude d'étoiles scintillantes comme des pierres précieuses... Telles une mer étoilée.

L'Innocence Même.


_____Le bruissement d'une page qui se tourne, puis une exclamation, un petit crie aigu. Indignation, colère ? Non. Aucun des deux.

-Hé ! Non laisse moi la voir, pourquoi tu la caches ? Non ! Il avança sa main vers le coin de photo visible, mais elle fut plus rapide, elle enleva l'image de sous le filme plastique, la retourna vers elle de façon à ce qu'il ne voit que le verso de la photo, se releva vivement du sofa et hocha la tête en signe de dénégation.
-Non, non, non, si vous voulez cette photo, il vous faudra me passer dessus très cher ! Déclara-t-elle d'un ton plus qu'impérieux. Le brun eut un sourire franc puis lui rétorqua :
- Mais j'y compte bien !

_____Il se leva d'un bon et se mit à lui courir après. Un jeu d'enfant pour adolescent ? Hmm, sûrement. Les éclats de rire fusaient, tout au long des marches d'escalier, dans les couloirs... Cette grande maison d'habitude si froide, respirait la vie. Charly sentait l'air courir sur sa peau, des dizaines et des dizaines de portes défilant de chaque côté d'elle. Son souffle se faisait de plus en plus saccadé, sa gorge sèche. Elle s'arrêta, haletante devant une porte d'un blanc immaculé, tandis que son prédateur gagnait du terrain. Pas moins d'une demi seconde plus tard, il était là. Elle prit alors la direction de cette porte blanche, pénétra dans sa chambre et lança la petite carte par la fenêtre grande ouverte, laissant la brise porter celle-ci. Elle se retourna et devança de peu le lit lorsqu'il arriva en trombe. Il la poussa alors gentiment contre le lit, se mit à côté d'elle. Elle riait à gorge déployer, oui, il le savait elle était très chatouilleuse, elle se tortillait et lui criait d'arrêter, en vain, il continuait sa douce torture... Il ne s'arrêta seulement lorsqu'elle finit par pousser un cri des plus aigus, mélange d'hilarité et de plainte.

_____Il planta alors ses yeux dans les siens, qu'elle était belle sa plante. Les joues légèrement rosées quelques mèches de travers...

-Saurais-je un jour ce qu'il y avait sur cette photo ? Lui demanda-t-il d'une voix douce. Son interlocutrice lui fit un léger sourire puis finit par lui répondre, un voile mystique couvrant sa voix.
-Un jour, un jour peut-être... Le c½ur d'une femme est un océan de secret... Elle acheva sa phrase fixant toujours sans ciller, ses yeux...

_____Ils n'avaient pas vraiment besoin de paroles. C'est tellement plus facile de se parler de cette manière. Ils se parlaient, ils se parlaient avec les yeux. Que disaient-ils ? Personne ne le sait. Juste eux. Juste elle et lui, dans leur monde... Il approcha dangereusement son visage du sien. Ils allaient faire ce qu'ils n'avaient jamais osé faire auparavant... Ils fermèrent tous deux leurs yeux alors que leurs lèvres gouttaient à ce contact sucré qu'était ce chaste baisé.



-------------------------------------------------Partie o2 :



En écoutant : Jonas Brothers - Poor unfortunate souls <33



[...]

_____Les flashs des appareils photos faisaient rage devant les deux visages. Aujourd'hui était l'inauguration d'un nouveau centre spécialisé pour les personnes âgées handicapé. Bien entendu, l'idée ne venait pas de M. Evans lui-même, lui n'était là juste pour récolté la gloire et le respect des autres grandes personnalités par rapport à cette ½uvre pour le moins caritative. Il arborait comme à son habitude, devant les caméras, son sourire de gentleman charmeur, entourant par la taille sa fille. Aucun sourire n'ornait le beau visage de cette dernière, son visage était sombre mais aussi dépourvu de sentiments apparents. Placide. Elle ne montrait aucun intérêt aux questions des journalistes fusant de toute part, autant pour son père que pour elle. Elle était désagréable et en était consciente, mais ne faisait rien pour redresser la barre. Lorsque la séance photo fut finie, et que son père eut coupé d'une paire de ciseau d'argent brillante à vous en rendre aveugle, le ruban rouge, Charly laissa son esprit vaguer tranquillement hors de toute cette folie médiatique...

_____Elle avança dans la grande cour de l'établissement pensant à la fin de cette interminable réception. Elle marchait parmi les multiples invités lorsque quelqu'un lui prit violemment le bras. Elle se retourna surprise face à son interlocuteur, son visage redevint alors aussi froid et figé que du marbre. Son père l'emmena avec force à l'intérieur de la bâtisse vide de monde. S'en suivit une violente dispute, pourquoi ? Charly ! Son « comportement inadmissible ! » comme l'avait qualifié Daniel Evans, ne cessait d'alimenter leurs disputes. Après une dizaines de minutes passé à se jeter une fois de plus ces mots flamboyant à la figure de chacun, Charly sortit tête haute du bâtiment et se noya une fois de plus parmi la foule, une coupe d'alcool quelconque à la main. Son père avait sans doute fait pareil, adressant à qui le voulait son hypocrisie légendaire.

_____Charly buvait coupes sur coupes ne se souciant pas le moins du monde des visages interloqués qui la dévisageaient bizarrement. Il est vrai que boire autant en ayant un si jeune âge attirait l'attention mais l'âge n'en était pas vraiment la cause : elle pouvait facilement passer pour une adolescente de dix-huit ans alors qu'elle n'en avait que seize, non, ce n'était pas ça qui attirait le plus l'attention de ces personnes, mais plutôt le fait qu'une jeune fille de bonne famille se laissait autant aller à boire ! Lorsqu'elle eut finis son énième verre, elle en reprit un au premier serveur qu'elle croisa et continua son chemin, fendant la foule à la recherche de son paternel avec la ferme intention de se venger. Elle le retrouva en train de converser avec une charmante dame que sa robe boudinait tant que les boutons du devant menaçaient à tout instant de sauter. Elle s'adressa, un grand sourire aux lèvres, à la dame :

-Excusez moi, je vous l'emprunte un instant ! fit-elle mielleusement.

_____La vielle dame lui adressa une espèce de grimace que Charly prit pour un sourire puis empoigna le bras de son père et malgré ses contestations, l'emmena au centre de la grande cour. Elle lâcha son père, qui s'attendant au pire resta planté là la regardant tirer une chaise vers elle. Charly lança un faux sourire à Daniel, voyant sa mine suspicieuse. Elle ôta de ses pieds les talons aiguilles rouges, les tendit à son père, qui contre toutes attentes les prit du bout des doigts, puis monta sur la chaise, en profita pour faire de la place sur une des tables circulaires ayant été dressées pour la réception suivant l'inauguration, qui était à proximité de ladite chaise.

_____Elle grimpa alors sur cette table sous les yeux exorbités de son père, il voulu la faire descendre en ayant assez de se faire humilier de la sorte devant tout le parterre de riches bourgeois venue ici pour ce faire bien voir, mais elle le repoussa et agrémenta son geste d'un regard foudroyant. Elle se baissa et récupéra un verre et un couteau qui étaient tous deux sur la table même. Elle demanda alors le silence et l'attention (bien qu'avec tout cela elle avait déjà eut sans grand mal silence et attention !) en tapotant du couteau, le verre. Son père comme pétrifier d'horreur et d'indignation se contenté d'observé cette scène. Tous les visages se tournèrent alors en la direction de cette jeune brune dont les quelques mèches de ses cheveux noirs tournoyaient en une somptueuse danse avec la légère brise du temps. La fille posa les objets sur la table, et cala ses mains sur ses reins très bien mis en valeur par la sublime et raffinée robe en soie rouge qui l'habillait. Elle étira ses lèvres en un sourire resplendissant et commença :

-hum, hum mon pè... enfin « papa » a quelque chose de très important à vous annoncer... Mais ! Comme tout le monde sait qu'il est bien trop modeste (elle jeta un coup d'½il en biais à celui-ci, qui semblait aussi rigide qu'à l'ordinaire mais avec toute fois une expression d'horreur à l'entente du discours de sa fille) commença-t-elle ironiquement, il m'a chargé de vous dire, que sa bonté l'a mit sur le bon chemin à prendre, parce que, en effet, Daniel à eu une soudaine envie, très généreuse d'ailleurs, de faire un don de vingt-cinq-milles dollars à l'association d'aide aux personnes âgées qui a contribué à la construction de cet établissement que vous avez devant vous !, finit-elle tout sourire.

_____Les spectateurs bouche bée refixèrent leurs regards sur M. Evans quand Charly reprit la parole une seconde fois :

-N'est-ce pas « papa » ?!, lui demanda-t-elle d'une voix minaude. Contraint d'accepter (et de sortir de son mutisme) il lui répondit d'une voix semblable à quelqu'un qui venait de ce prendre un coup de massue sur la tête :
-Euh, euh oui, ... oui oui bien sûr... C'est, c'est exactement ça !

_____Après avoir essuyé plusieurs remerciements de la directrice de l'association en question, avoir été applaudis pour son extrême générosité et avoir reçu plusieurs félicitations, M. Evans emmena encore une fois sa fille à l'écart de la cohue. Charly, toujours accompagné d'une coupe d'alcool à la main. La pièce sentait le neuf, la peinture fraîche... Charly posa nonchalamment son verre sur une petite table en bois massif et commença à fixer son père.

_____Elle savait pertinemment qu'elle l'avait mis dans une colère noire en déclarant qu'il avait fait don d'autant d'argent, mais elle n'avait pas peur pour autant de lui, lui qui la dominait de toute sa hauteur. Une pointe de défi mais aussi de passivité dans ses yeux toujours plantés dans ceux de son paternel. Elle crut voir son âme tourbillonner avec rage au fond de ses pupilles. Il leva alors sa main et vint la posé avec une certaine force sur la joue gauche de sa fille. Son visage pivota vers la droite sous la force du geste mais les traits de Charly restèrent impassibles. Impassible à en faire froid dans le dos, on aurait dit qu'elle ne ressentait rien, qu'elle était vide de sentiment était-ce vrai ? Ou alors cachait-elle vraiment bien son jeu ? Elle retourna sa tête vers celui de son géniteur et recommença à le toiser de plus bel. Elle porta sa main sur sa joue endoloris et rosie regarda un instant dans le vague, semblant réfléchir puis sa bouche s'étira en un sourire glacial, un rictus dégageant une force odeur d'alcool s'échappant vulgairement de celle-ci.

-Je... t'horripile n'est-ce pas ?! Allez assume ! Dis-le-moi en face ! Dis-le moi que tu me déteste, que je ne suis rien pour toi !...
-Charly ! Coupa Daniel.
-...Dis –le ce mot, ce mot qui me qualifie ! Allez ! Vas-y !
-Charly !
-Tu veux que j'le fasse pour toi ?! Tu sais, ce n'est pas un crime hein... après tout, pour toi...
-Charly, arrête-toi tout de suite !
-je ne suis qu'une ... erreur. Alors dis-le !
-ÇA SUFFIT ! lui cria-t-il avec fureur.
- Je-suis-une-erreur. Continua-t-elle, provocatrice, détachant et prononçant largement chaque syllabe du dernier mot.

_____Pour la seconde fois la main droite de Daniel se leva, mais plus vite cette fois. Avant qu'elle ne s'abatte encore une fois sur Charly, cette dernière plus provocatrice que jamais siffla :

-Hum, avant que tu ne commettes cet acte irréparable –et digne de toi-, je me dois de te dire que... il ne suffit pas de gifler pour faire mal ! Il faut le vouloir !

_____La paume de la main s'abattit avec tant de violence que Charly vacilla quelque peu sur ses talons. Mais comme la première fois, son visage restait comme figé. Elle se saisit de sa coupe d'alcool, en but une gorgé, dévisageant les trait déformés de fureur de son père, puis éclata d'un rire acide. Un de ces rires dépourvus de tout humour, un rire qui vous glace le dos. Ce rire dont Charly était l'experte. Elle finit son verre le reposa sur la table et tourna le dos à son père, marchant vers l'encadrement de la porte de sortie. Laissant Daniel en plan. Une fois arrivé à l'entrebâillement, elle se retourna vers lui... puis dit froidement :

-Félicitations... Tu apprends vite.




___________




Coucou ! Et oui, du retard encore et toujours, excusez moi !
J'espere que la partie o1 vous a plût ! L'autre partie arrive bientôt ! héhé
Avis, hypothèses, questions, dîtes moi tous ^^ !
6 commentaires chacuns, ça devrais etre suffisant pour les questions non ? =P
Merci merci pour celles qui me restent fidèles, j'le redirais jamais assez !
j'vous aime
<3<3<3

Reu'h !
Alors cette suite ? :D
l'est bien ? pas bien ?
J'attends vos avis en six com's ! s'il vous plait ! *.*
Pas de suite avant 150 commentaires ici ! nah ! >_<
J'aimerais aussi dire, je suis désolée pour ce grand retard ! Mais j'vais pas vous mentir ! J'étais en panne d'inspiration ! eh oui ! >_< Mais bon, j'ai quand même fais une partie o2 assez longue non ? :)
J'voudrais préciser aussi, le prochain chapitre sera surement basé comme celui là, sur des souvenirs, c'est assez important que vous en sachiez plus sur son passé !
Voilà, voilà, j'vous fais des bises :]
A bientôt <3 ( pour de nouvelles aventures ! *CHBAF*)


-100-__-150-__-200-__-250-__-300-

# Posté le dimanche 18 mai 2008 11:39

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 10:19

__________________I'll be what you need. . Chapitre 13 . . Je serai celui dont tu as besoin ...__________________. .

__________________I'll be what you need. .    Chapitre 13  . . Je serai celui dont tu as besoin ...__________________. .
Rappel : en italique les souvenirs







-------------------------------------------------Partie o1 :




En écoutant : One Republic - Goodbye Apathy





_____Sa joue lui piquait toujours un peu mais elle n'en prenait pas compte. Elle se dirigea vers un grand homme, bien bâtit au costume tout noir agrémenté de deux gants d'un blanc immaculé. Elle posa sa main sur l'épaule de cet homme et lui dit simplement :

-Carson ? Préparez la voiture s'il vous plait. Je vous rejoins dans un instant.
-Très bien. M. Evans vient avec vous je suppose..., commença ledit Carson.
-... Non. Il n'y a que moi ! Allez y, je vous rejoins, finit-elle en s'éloignant de lui.

_____Elle fendit doucement la foule, bousculant au passage quelques personnes qui lui jetèrent des regards scandalisés. Charly s'approcha de sa démarche flottante, d'une table ou s'entreposaient plusieurs pièces montées. Elle jeta un bref coup d'½il à celles-ci et déroba sombrement une bouteille de ce qui ressemblait à ce qu'elle buvait quelques instants auparavant. Une fois avoir pris la bouteille, Charly fit le chemin inverse, sortit de cette cour, traversa le hall coloré mais curieusement froid de la bâtisse et ressortit par l'allée principale. Elle poussa de sa main libre l'horrible portail collant légèrement à cause de la peinture verdâtre, fraîchement déposée sur les barreaux, une douce grimace apparaissant sur son visage toujours endoloris. Le portail grinça et se referma derrière elle, une fois dehors.

_____Hors de toute cette cohue, elle chercha d'un vague mouvement de tête la somptueuse voiture noire aux vitres fumées. Elle déboucha la grande bouteille qu'elle tenait dans sa main gauche, titubant sur le macadam en direction du véhicule. Elle jeta le bouchon dans un buisson environnant et porta le goulot à ses lèvres. Elle arriva vers la voiture, empoigna la poigné de la porte et s'engouffra fébrilement à l'intérieur. Elle bu encore une gorgée de ce liquide qui lui brûlait les entrailles avant de ce rendre compte que deux yeux d'un bleu vif la regardaient à travers le rétroviseur.

-Roulez !, ordonna-t-elle inaudiblement.

_____Elle n'avait pas de but précis, pas d'endroit précis où aller. Elle voulait juste se retrouver un peu seule, se sentir bercée paisiblement dans cet habitacle complètement enfermée sur elle-même, le paysage de la banlieue puis bientôt du centre ville défilant devant ses yeux. Le liquide lui procurait toujours cette douce sensation de chaleur envahissant chaque partie de son corps, se répandant dans ses veines...Elle sursauta et sortit soudain de son monde. Charly se retourna vers Carson :

-Arrêtez-vous là, lui demanda-t-elle avant de continuer, je vais continuer à pieds.
-Bien, comme vous voudrez mademoiselle Evans.
-Ne m'attendez pas, rentrez plutôt chez vous. M. Drew s'occupera surement de Daniel, lui préconisa-t-elle.

_____Elle sortit de la voiture une fois que celle-ci fut à l'arrêt au coin d'une rue. Sa robe glissait lentement, caressant sa peau laissant s'engouffrer la brise tiède dans les pans virevoltant gentiment autour d'elle. Elle avait finit la bouteille depuis un bon moment déjà et à l'angle d'une rue, elle décida de l'envoyer valser au travers les différents détritus se trouvant dans une vulgaire poubelle ornée de tags et de grafitis en tous genres. Elle continua sa route croisant au passage plusieurs personnes, perplexes pour la plupart de voir une jeune fille en une riche tenu de cocktail rouge, vacillant sur ses talons de plusieurs centimètres de haut, -surtout qu'elle ne marchait guère droit-, d'autres personnes passaient devant elle, la bousculant un air absent sur le visage ne la voyant presque pas, trop absorbés par leurs obligations quelconque sans doute.

_____Après ce qu'il lui sembla être une éternité, Charly enleva en plein trottoir sa magnifique paire de talons aiguilles, et se mit à marcher pieds nues sur le sol... Elle ne marchait toujours pas droit mais qu'importe elle flânait, tournait sur elle-même, riait toute seule. Quiconque la voyait la prenait pour une folle : rire bêtement, tourner voire danser seul ? Non, ce n'était pas sensé, cela n'avait aucun sens à leurs yeux, ce n'était pas normal ! Il valait mieux passer son chemin et s'éloigner le plus vite possible d'une personne dérangée comme celle la.

_____Déranger ? Charly ? Oh non... Oh non elle ne l'était pas, elle était parfaitement normale, normale comme quelqu'un étant dans son monde imaginaire. Oui, bien sûr, sa coiffure s'était défaites et ne ressemblait plus à grand-chose, son mascara ainsi que son crayon avaient coulés, elle pleurait même, elle pleurait des larmes au goût curieusement âcres, elle tournait sur elle-même faisant tourbillonner sa robe, pieds nues... Et pour ajouter à ce tableau digne des plus grands films romanesques d'Hollywood, elle riait. Oui, elle riait aux éclats, un rire innocent faisant contraste avec ces sillons amers qui brillaient sur ses pommettes. Étrange. Elle se sentait triste, vidée de tout ça mais pourtant elle souriait et riait... La tristesse symbolisée par les pleurs et le bonheur par le rire, ne sont-ils pourtant pas des contraires ? Des contraires de la nature ? Tel que Lumière & Obscurité ? Alors pourquoi riait-elle ? Si son âme était rongée par la douleur pourquoi se permettait-elle de rire ? Étrange.

_____Mais après tout... quelques fois, les choses passées son tellement déstabilisantes, choquantes ou même dramatiques...qu'il vaut mieux en rire.



-------------------------------------------------Partie o2 :




En écoutant : The Strokes - The End Has No End






_____Elle arriva bientôt à un angle de rue, elle se tourna vers la droite, et vit alors une succession de plusieurs immeubles vis-à-vis qu'elle connaissait très bien. Elle se mit alors à courir, le vent faisant voler ses cheveux vers l'arrière et s'engouffrant par ailleurs dans chaque recoins de sa robe. L'entrechoquement de ces chaussures, qu'elle tenait de sa main droite, entre elles, semblait l'accompagné dans cette course effrénée. La brise soufflait délicatement sur sa peau, évaporant par la même occasion les trainées, de-ci, de-là, noires qui avaient élues domicile sur ses joues. Elle se rapprochait de cet immeuble, un immeuble particulier.

_____Son sourire s'élargit de plus en plus au fil de son rapprochement. Il n'y avait presque plus de monde dans les rue voisines, le soleil commençait à se coucher, teintant le ciel de grands rayons mauves, roses ou encore oranges. Quel magnifique tableau... Les faisceaux lumineux faisaient briller tel des diamants, les traces humides non évaporées, tracées par les gouttes qui s'étaient quelques minutes plus tôt, laissées dévaler lentement la courbe de la joue rosée de cette jeune fille. Elle se rapprochait du bâtiment à vive allure, le soleil continuait sa descente vers la ligne d'horizon, obscurcissant de plus en plus les alentours. Son souffle se faisait saccadé, elle avait besoin d'air, de plus d'air, de respirer... Elle ne ralentit pas l'allure malgré son point de côté, elle continuait son échappée...

_____Les immeubles ne formaient à présent presque que de grandes masses noirs, pas très chaleureuses. Mais encore une fois elle s'en fichait, Cet immeuble aurait beau porté l'enveloppe de la plus horrible chose que l'on pourrait s'imaginer, tant qu'Il serait ici, cet immeuble aura toujours ce petit quelque chose de particulier, comme une bulle isolée, un peu d'air et de douceur dans ce monde repoussant. Elle arriva au pied de ce géant tout fait de béton, le contempla un instant et s'engouffra à l'intérieur, parcourant les escaliers si vite qu'elle en eut le tournis, cela ne l'empêcha pas de continuer, toujours plus haut, toujours plus vite avec ce grand sourire accroché à son visage.

_____Quelques minutes plus tard elle se retrouva face à une porte rouge, un mince filet de mélodie s'échappait de l'embrasure. Elle attendit un instant, éprise soudainement d'un doute, elle allait lui dire, mais... en était-elle sûre ? Tout semblait si clair quelques minutes auparavant...maintenant, tout semble brumeux...Cette sensation de voir le monde s'arrêter autour, de ne plus être sûre de rien, cherchant un point auquel s'accrocher, juste un ! Un point de fuite, un vieux repère, comme un vieil ours en peluche que l'ont aurait oublié dans une malle à jouets, une peluche usée par le temps mais qui nous rassurerait... Comme un vieil ami, qui nous conforterait dans nos décisions et nous conseillerait, nous aiderait à y voir clair dans cet épais brouillard. Elle inspira très profondément, essaya de s'arranger les cheveux en vitesse, s'essuya son mascara qui avait coulé et émis une légère pression sur la porte.

_____L'intérieur était comme à son habitude, - très – en désordre, l'évier débordant presque de vaisselles non faites, des vêtements éparpillés un peu partout, une télé allumée sur une chaine de vieilles émissions en noir et blanc, jouant seule, la moitié de l'écran recouvert par ce qui ressemblait vaguement à une chemise. Charly détourna la tête vers le canapé, et découvrit une jambe au bout de celui-ci ainsi qu'un visage endormis. Elle souleva du bout des doigts le jean qui lui cachait une partie du visage, de façon à reconnaitre la personne. Un faible sourire se dessina sur ses lèvres lorsqu'elle vu la cigarette déjà entamée, toujours entre les deux doigts de Seth. En effet, il croulait à moitié sous un amas de vêtements en tous genres sur le canapé, dormait comme le fait un bébé, le bras pendant lourdement dans le vide, devant une émission presque moyenâgeuse et tout ça, la bouche ouverte ! On pouvait d'ailleurs apercevoir un mince filet de bave couler de celle-ci. Charly laissa retomber mollement le morceau de tissus sur Seth, se retourna vers la baie vitrée dans l'intention d'aérer un peu les lieux, tout en se disant que des trois garçons qui vivaient ici, c'était sans nuls doutes Seth le plus bordélique.

_____Une fois après avoir ouvert la baie vitrée, elle se dirigea ou plutôt se laissa guider par la mélodie pour arriver devant une autre porte, située tout au fond d'un couloir mal éclairé. La porte entre ouverte laissait filtrer une une chanson à la guitare. Charly poussa doucement la porte, - de peur de le déranger – puis s'adossa contre l'encadrement, regardant paisiblement ce jeune homme, qui se trouvait dos à elle, se délectant de sa voix cassée.


( cliques sur le texte ! )

« If I give up on you, I give up on me
Si je renonce à toi, je renonce à moi
If we fight what's true, will we ever be
Si on combat la vérité, serons nous un jour...
Even god himself and the faith I knew
Même Dieu, lui-même et la foi que j'avais
Shouldn't hold me back, shouldn't keep me from you
N'aurait dû me retenir, n'aurait dû m'éloigner de toi

Tease me, by holding out your hand
Taquine-moi en enlevant tes mains
Then leave me, or take me as I am
Ensuite laisse moi, ou accepte-moi tel que je suis
And live our lives, stigmatized
Et nous vivons nos vies, stigmatisé

I can feel the blood rushing though my veins
Je peux sentir mon sand couler dans mes veines
When I hear your voice, driving me insane
Quand j'entends ta voix, je deviens fou
Hour after hour day after day
Heures après heures, jours après jours
Every lonely night that I sit and pray
Chaque nuit de solitude que je m'assois et prie

Tease me, by holding out your hand
Taquine-moi en enlevant tes mains
Then leave me, or take me as I am
Ensuite laisse moi, ou accepte-moi tel que je suis
And live our lives, stigmatized
Et nous vivons nos vies, stigmatisées

We live our lives on different sides,
On vit nos vies de manières différentes
But we keep together you and I
Mais toi et moi on reste ensemble
Just live our lives, stigmatized
Vivant nos vie stigmatisé

We'll live our lives, we'll take the punches every day
On vivra nos vies, on prendra des coups tous les jours
We'll live our lives I know we're gonna find our way
On vivra nos vies, je sais qu'on trouvera notre chemin

I believe in you
Je crois en toi
Even if one understands
Même si personne ne comprends
I believe in you, and I don't really give a damn
Je crois en toi, et je m'en fiche
If we're stigmatized
Si on est stigmatisé
We live our lives on different sides
On vie nos vies de façon différentes
But we keep together you and I
Mais toi et moi on reste ensemble
We live our lives on different sides,
On vie nos vies de manières différentes

We're gonna live our lives
On va vivre nos vies
Gonna live our lives,
On va vivre no vies
We're gonna live our lives
On va vivre no vies
We're gonna live our lives, Gonna live our lives, stigmatized
On va vivre nos vies, on va vivre nos vies, stigmatisé
»



_____La dernière note mourut dans les airs, et un grand silence s'installa, un silence apaisant...Lui ne bougeait pas, toujours sa guitare sur ses genoux assis sur cette banquette en cuir rouge craquelé, il savait qu'elle était là, qu'elle avait les yeux fermés. Toujours adossée à l'encadrement Charly ne disait rien non plus, peut–être réfléchissait-elle ? Bien sûr que non, pourquoi réfléchir ? Ce qu'elle veut dire est si évident, comme si elle l'avait toujours su. Toujours. Elle s'approcha à pas de loup de cette silhouette, s'assit sans le regarder à côté de lui. Son regard fuyant sur le magnifique tableau que donnait la vue de la fenêtre : le Soleil flamboyant se meurt une nouvelle fois, engloutit par l'horizon. Et patientant jusqu'au moment où ce dernier renaîtra de ses cendres, la Lune, du haut de son ciel scintillant, monte la garde sur ces deux parties du monde, celle qui s'en va mourir dans les bras de Morphée, ainsi que celle qui s'éveille dans cette obscure clarté qui émane des étoiles.

_____Ils ne disaient toujours rien, laissant ce silence les envelopper de toute sa douceur et sa légèreté. Il avait simplement posé sa guitare à côté de lui et depuis, demeurait immobile. Charly laissa reposer sa tête sur l'épaule du jeune homme, ramena ses jambes contre elle et entre-lassa sa main contre la sienne. Respirant son odeur, comme si ce moment était le dernier qu'elle passait avec lui. Il baissa sa tête sur le côté de façon à ce qu'elle rejoigne celle de Charly et ferma les yeux... Contre toutes attentes, Charly brisa ce silence le temps de quelque seconde, elle lui murmura inaudiblement c'est quelques mots... Il ne sut pas pourquoi, mais il ne s'attendait pas à ça... A quoi s'attendait-il ? Lui-même ne le savait pas. Ce qui est sûr, c'est que c'est mots lui mirent du baume au c½ur. Pourtant, ce n'était pas des mots extraordinaire, plutôt ordinaire même. Ordinaire, mais Il resserra l'étreinte de leurs mains moins d'une seconde après qu'elle eut parlé...


« I believe in you too ! » *

________________________




Hey !
Bon ok, j'ai été une fois de plus longue pour la suite mais moins que la dernière fois quand même =D
Vous avez aimé cette première partie quand même ? :]
J'espère, la partie o2 est déjà commencé, j'essaierai de l'avancer dans la semaine !
Merci pour tous vos commentaires ! Ça me touche vraiment ! <3<3
Vous êtes adorables !
6 commentaires chacune ? *o*
Oh ! Petite nouvelle ! J'me suis inscrite sur un annuaire ! C'est ti pas bien ça ? XD
Bref c'est ! Soyez sincère dans votre note =) et allez y tous ! Que je sache combien lisent ! *.*
Voilà ! Alors, à bientôt ! J'vous aime fort <3




Reu'h !
vouii ! gros retard mais il m'a fallut modifier les chapitres d'avant hein ^^.
Et puis, c'est une longue suite non ? = )
J'espere que vous avez aimer !
*la phrase que Charly dit à la fin du chapitre se traduit par : "je crois aussi en toi ! ".
Seth est un Colocataire et ami du fameux "Lui" =), ils vivent ensemble dans l'appartement avec un autre ami, d'où le bout de phrase "trois garçon qui vivaient là" !
Moi qui pensais qu'il n'y aurait que deux chapitres parlant de son passé, bah j'me suis trompée >_<, le prochain sera sans doute pareil mais après on revient à la normale !
Vous avez peut être aussi remarqué que c'est le chapitre 13 au lieu du 15 de la derniere fois ! C'est tout simplement parce qu'en réécrivant les premiers chapitres, je me suis rendu compte qu'ils étaient trop courts alors j'en ai rassemblé quelques uns ensembles.

En parlant des premiers Chapitres, il faut que je vous résume un peu maintenant que ça a pas mal changé, mais bon, rien ne vous oblige a aller jeter un coup d'oeil au changement faits. Je dirais juste que Charly est à Londres, Chez son oncle, Peter, il est directeur d'université, il a une conjointe : Catherine qui a elle même deux fils : Aaron et Chris. Ce petit monde vit sur le Campus même, à l'étage réservé au directeur. Je tiens aussi à preciser que Aaron et Chris, n'ont pas les même apparences physiques que les personnage d'avant ! Oh et puis, Charly à un peu vieillit aussi, au lieu d'avoir fêté son 18° anniversaire il y a quelques chapitres, elle à fêté son 19° anniversaire :].
Voilà voilà, pour les grands changements ! Mais j'vous invite quand même à aller survoler les premiers Chapitres ! Je dis ça mais c'est pour vous hein, j'ai pas envie que vous soyez perdu après ^^'.
Bref !
210 commentaires, 6 chacun ?, la suite !
Gros bisous, j'vous aime fort = )
<3

Ps : On me note toujours ici !



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# Posté le dimanche 08 juin 2008 15:41

Modifié le samedi 06 décembre 2008 09:28